Association Strasbourg-Méditerranée

Les Rencontres Edition 2008 Edition 2010 Edition 2012

Les Rencontres Strasbourg-Méditerranée

3e Rencontres Strasbourg-Méditerranée

Edito

Créées en 2008, sous le thème générique "Mémoires des suds", les Rencontres Strasbourg-Méditerranée se veulent un lien fort entre deux éditions du Festival. Elles offrent des espaces de prise de paroles, de débats et d'expression artistique et de mise en réseau des actions des partenaires. Ainsi, elles participent au développement du projet mené par Strasbourg-Méditerranée autour de la valorisation et de la promotion de l'histoire, des mémoires et des cultures de la Méditerranée.

Pour cette 3ème édition, Strasbourg-Méditerranée propose une série de rendez-vous à l'occasion du cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie. La guerre d'Algérie et le passé colonial de la France ont généré une mosaïque de mémoires qui s'ignorent et qui s'affrontent. Comment aider à la constitution d'une mémoire qui ne serait ni exclusive ni unilatérale, une mémoire algéro-française, éclairée par l'histoire ? La question de la re-connaissance de l'histoire coloniale et post-coloniale, forcément complexe et conflictuelle, et de sa transmission constitue un enjeu majeur quant aux problématiques des identités, de la démocratie, de l'égalité des droits et de la cohésion sociale dans les deux pays. Au programme également de cette édition, des propositions autour de la mémoire gréco-turque, de l'Italie, des questions de la diversité, des mémoires de l'immigration et des territoires, des relations nord-sud.

Bienvenue donc à ces troisièmes Rencontres Strasbourg-Méditerranée et rendez-vous pour la 8ème édition du Festival Strasbourg-Méditerranée du samedi 30 novembre au 15 décembre 2013 autour de la thématique Métissage(s).

Programme du mois d'octobre

Lecture musicale L'Italie depuis la Lune - 150 degrés de Sardaigne

Proposé par Caffe Italia Off
Lundi 1 octobre à 20h
Au Camionneur
Entrée libre




Par Giacomo Casti : voix récitante, Dimitri Porcu : saxophone et clarinette & Marc Porcu : traduction française

L'Italie vue depuis la Lune est un voyage qui dure 150 ans, constitué d'étapes et de différentes phases, de distance et de proximité, de points de vue et de points de fuite entre l'Italie et la Sardaigne. C'est un parcours en musique et un récit entre les lieux, le temps et ses drames accompagnés par de grands penseurs et écrivains qui ont été et qui sont Sardes et Italiens. Exactement comme nous.
Textes de Giacomo Casti et de d'auteurs comme Giuseppe Dessì, Stefano Azteni, Emilio Lussu, Luigi Pintor, Francesco Abate
Le spectacle sera précédé par une rencontre débat sur l'état de la culture en Italie et sur la culture sarde aujourd'hui.

Concert Banditaliana

Proposé par Strasbourg-Méditerranée & la ville de Schiltigheim
Mardi 2 octobre à 20h30
Salle du Cheval Blanc - Schiltigheim
PT : 14€ TR : 11€ Abonné : 9€
RSA, Demandeurs d'emploi, Intermittents 8€
Carte culture, Atout Voir, - de 16 ans : 5,5€
Prévente des billets à Schiltigheim et à la Boutique Culture Strasbourg.




Avec Riccardo Tesi : accordéon diatonique, Maurizio Geri : guitare chant, Claudio Carboni : sax & Gigi Biolcati : percussions

Un jeu d'accordéon fluide et le soufflet des plus rythmiques, Riccardo Tesi au diatonique est le grand réinventeur du trad italien. En 1992, il rassemble des copains d'aventure, toscans comme lui et amateurs du Ballo Liscio, la musique populaire qui fait danser l'Italie depuis un siècle : voici Banditaliana ! Depuis, il mène sa troupe de Toscans de par le monde, toujours prêts à accoster d'autres rivages en y embarquant un public voyageur et ravi. Pour son vingtième anniversaire, le groupe présente un nouveau spectacle rugissant qui retrace les grandes étapes de son long voyage, avec la complicité du professeur Gianluigi Carlone (Banda Osiris), dans le rôle du narrateur-saboteur et du directeur-défaitiste. Ensemble kaleidoscopique à la musique sans frontières et au charme solaire, Banditaliana est un mélange de tradition toscane, de parfums méditerranéens, de swing et de chanson italienne.
Plus d'infos : www.riccardotesi.com
www.myspace.com/banditaliana

Film - Avant-première La Pirogue

Proposé par Cinéma Star
Mardi 9 octobre à 20h
Cinéma Star
Tarif StrasMed 5€




Film de Moussa Touré; sélectionné en compétition au festival de Cannes 2012, dans la section "Un certain regard"

Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d'où partent de nombreuses pirogues. Au terme d'une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol.
Baye Laye est capitaine d'une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n'a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n'ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l'attend.
Moussa Touré, né en1958, est un cinéaste sénégalais, également scénariste et producteur.

Rencontre littéraire Autour de l'ouvrage "Turcs et Grecs, Entre Eris et Eros au tournant du siècle"

de Samim Akgönül, édition Dictus Publishing, août 2012
Proposé par l'Astu
Lundi 15 octobre à 19h
Résidence des Arts
Entrée libre




Les Grecs et les Turcs, avant que ces termes désignent des nations séparées, ont vécu dans les mêmes villes, sur les mêmes îles, côte à côte. La période des constructions nationales ont fait que les deux groupes ont érigé celui d'en face, comme l'Autre parfait. Cette altérité ne cache pas des similarités héritées des siècles. Ainsi, les relations entre Grecs et Turcs sont tantôt sous l'influence d'Eros enfant/dieu de l'amour, tantôt sous celle d'Eris, déesse de la discorde. Avant tout, les Grecs ont obtenu leur indépendance en combattant les ottomans qu'ils assimilaient aux Turcs. Un siècle plus tard, en 1920, les Turcs ont fondé leur Etat-Nation en combattant les Grecs. Ces deux traumatismes sont des points d'ancrage importants des deux identités. Un autre traumatisme est celui d'échange forcé de populations de 1923, laissant derrière des minorités mal acceptées. Ce livre, en neuf chapitres, tente surtout d'analyser les aspects humains des relations gréco-turques tout en esquissant les aspects plus techniques et politiques.

Samim Akgönül est historien et politologue. Il enseigne à l'Université de Strasbourg ainsi qu'à différentes universités turques et américaine. Ses recherches sont concen-trées sur les minorités, les relations entre les religions et Etats ainsi que sur les relations gréco-turques.

Spectacle musical Kerakoum

Par la Cie Mémoires Vives
Proposé par l'Espace Culturel Django Reinhardt
Vendredi 19 octobre à 20h30
Espace Django Reinhardt
Tarifs 12€ / 8€ / 5,5€ / 3€
Billetterie sur place ou Boutique culture




Les voyages peuvent non seulement inspirer les artistes partis trouver d'autres recoins plus intérieurs, mais ils peuvent aussi être à la source de projets ambitieux. Il arrive qu'ils provoquent des rencontres artistiques desquelles naîtra une envie commune de témoigner de messages à la fois forts et évidents, comme par exemple : la distance est-elle réellement source de différence ? Ou encore : l'histoire, là en l'occurrence franco-algérienne, laisse-t-elle une emprunte si indélébile qu'on ne peut la dépasser ? Kérakoum, c'est un peu tout ceci à la fois. 2012 marque les 50 ans des accords d'Evian, annonçant l'indépendance de l'Algérie. C'est aussi, le point d'ancrage de la volonté partagée par les membres du groupe Naias basé à Marseille, et une partie des musiciens de la compagnie Mémoires Vives implantée à Strasbourg. On y aborde l'histoire coloniale et postcoloniale et de ses enjeux aujourd'hui, du devenir de l'indépendance algérienne, les questions du métissage, des rencontres, des échanges... On en parle aussi bien en français qu'en berbère, occitan ou arabe. Et aussi et surtout dans la langue des poètes comme Jean Amrouche, Kateb Yacine, Jean Sénac, Ben Mohamed, Salah Oudahar. C'est un voyage sensible dans l'âme et les mémoires, les rêves et les déchirures de la Kabylie, de l'Algérie, de la France...; de l'Algérance
Kérakoum, c'est un mélange savoureux de styles, d'esthétiques, de rythmes, de mots.
Kérakoum : " comment allez-vous ? " en arabe. Une preuve d'attention particulière, délicate et fraternelle.
Plus d'infos : www.cie-memoires-vives.org

Exposition Identités, Mémoires et Parcours d'immigrés en Alsace

Proposé par AsArt et le CSC Camille Claus
Du 22 octobre au 16 novembre
Centre Socio-Culturel Camille Claus
Entrée libre
Vernissage le lundi 22 octobre à 18h




Une série de portraits photographiques accompagnés de témoignages réalisés dans les foyers Adoma à Strasbourg : lieux de vie pour tout étranger en situation précaire. Immigrés sénégalais, maliens… ayant quitté leur pays dans l'espoir d'offrir une vie meilleure à leur famille restée là-bas. Demandeurs d'asile d'Afghanistan, du Soudan, de Géorgie… qui ont fui, car faisant l'objet de menaces. Ils partagent avec beaucoup de générosité leurs histoires de vie, et nous renvoient à notre humanité commune.
Photographies et témoignages réalisés par Mélody Seiwert avec le soutien de Michela Cecchini et Deborah Babillo

Théâtre/Forum 2e Rencontres du Théâtre Forum Nord-Sud "Terre en danger"

Proposé par le Théâtre du Potimarron
Du 30 octobre au 4 novembre
Ouverture Taps Gare




Le théâtre du Potimarron propose Les 2èmes Rencontres de Théâtre-Forum Nord/Sud "Terre en danger au Nord comme au Sud". A la suite "d'Alerte", spectacle créé dans le cadre du Festival Strasbourg Méditerranée 2011, le Potimarron invite des Compagnies de Théâtre-Forum de France, Belgique, Sénégal, dont les spectacles enrichiront la réflexion et le débat sur les liens existant entre la crise écologique et les flux migratoires.
D'ores et déjà, des millions de personnes sont arrachées à leurs terres pour des questions liées à l'environnement (inondations, dégradations des sols, catastrophes naturelles, construction de grands barrages, accidents industriels, urbanisations et recul des terres cultivables ....).
Selon les estimations, 50 à 500 millions pourraient migrer d'ici 2050 pour ces mêmes raisons.
Lieu des Rencontres : au Taps Gare, rue du Hohwald à Strasbourg, ainsi que dans des lieux décentralisés : Hautepierre, Cronenbourg, Koenigshoffen, Neuhof, Schiltigheim.
Programme complet des Rencontres : www.theatrepotimarron.com

Programme des mois de novembre-décembre

ExpositionIdentités, mémoires et parcours d'immigrés en Alsace

Proposé par AsArt et le CSC Camille Claus
Du 22 octobre au 16 novembre
Centre Socio-Culturel Camille Claus
Entrée libre




Une série de portraits photographiques accompagnés de témoignages réalisés dans les foyers Adoma à Strasbourg : lieux de vie pour tout étranger en situation précaire. Immigrés sénégalais, maliens … ayant quitté leur pays dans l'espoir d'offrir une vie meilleure à leur famille restée là-bas. Demandeurs d'asile d'Afghanistan, du Soudan, de Géorgie… qui ont fui, car faisant l'objet de menaces. Ils partagent avec beaucoup de générosité leurs histoires de vie, et nous renvoient à notre humanité commune.
Photographies et témoignages réalisés par Mélody Seiwert avec le soutien de Michela Cecchini et Deborah Babillo

Théâtre-Forum2ème Rencontres du Théâtre Forum Nord-Sud "Terre en danger"

Proposé par le Théâtre du Potimarron
Du 30 octobre au 4 novembre
Ouverture Taps Gare




Le théâtre du Potimarron propose Les 2èmes Rencontres de Théâtre-Forum Nord/Sud "Terre en danger au Nord comme au Sud". A la suite "d'Alerte", spectacle créé dans le cadre du Festival Strasbourg Méditerranée 2011, le Potimarron invite des Compagnies de Théâtre-Forum de France, Belgique, Sénégal, dont les spectacles enrichiront la réflexion et le débat sur les liens existant entre la crise écologique et les flux migratoires.
D'ores et déjà, des millions de personnes sont arrachées à leurs terres pour des questions liées à l'environnement (inondations, dégradations des sols, catastrophes naturelles, construction de grands barrages, accidents industriels, urbanisations et recul des terres cultivables ....).
Selon les estimations, 50 à 500 millions pourraient migrer d'ici 2050 pour ces mêmes raisons.
Lieu des Rencontres : au Taps Gare, rue du Hohwald à Strasbourg, ainsi que dans des lieux décentralisés : Hautepierre, Cronenbourg, Koenigshoffen, Neuhof, Schiltigheim.
Programme complet des Rencontres : www.theatrepotimarron.com

Exposition & PerformanceMéli-Mélogis, L'appartement témoin

Proposé par Artenréel dans le cadre d'Hautepierre sur les Tréteaux
Du 3 au 11 novembre 2012 de 14h à 18h (sauf les 5 et 9 novembre)
Théâtre de Hautepierre
Entrée libre




Vernissage et Performances théâtrales et arts vivants : le dimanche 4 novembre à 17h
Nocturne le samedi 10 novembre de 14h à 22h
Performances théâtrales et arts vivants : samedi 3 et dimanche 4 et 10 novembre

Le Théâtre de Hautepierre devient du 3 au 11 novembre un lieu de témoignage; celui de sept années d'échanges et de partages artistiques entre habitants, artistes et partenaires, exprimés au travers d'une palette hétérogène de pratiques artistiques, qu'elles soient liées aux arts plastiques, visuels, au théâtre, à la création textile, à l'écriture,..
Afin de personnifier ce qui se joue humainement et artistiquement à Hautepierre depuis que le quartier est sur les Tréteaux, l'exposition performative Méli-Mélogis prend la forme d'un appartement, imaginé selon les plans usuels des immeubles du quartier, mais réalisé et apprêté par les habitants avec les artistes intervenants.
Dans cet appartement "témoin", sorte de miroir de la vie des populations de Hautepierre, et abrité par son Théâtre, résonnent les histoires et les singularités de ces familles multiformes, garantissant la mémoire de leurs vies et de leurs émotions, traduite en sons, en images, et en constructions plastiques.
Les visiteurs, qu'ils soient de là-bas ou d'ailleurs, sont conviés dans cet espace comme s'ils étaient les hôtes de leurs habitants; une déambulation interactive qui promet une rencontre sincère et inoubliable avec l'âme d'un quartier.
Ateliers artistiques participatifs au Théâtre de Hautepierre les 30 et 31 octobre, 1er et 2 novembre : tout public.
Plus d'infos : wonderbabette@yahoo.fr et 06 87 57 05 93

RencontreAvec Monique Rivet
Autour du roman "Le Glacis "

Métailié, 2012
Proposé par le Cercle Menachem Taffel et la Librairie Kléber
Samedi 10 novembre à 11h, Librairie Kléber
Entrée libre
Présentation et animation par Georges Yoram Federmann (Cercle Menachem Taffel) et Robert Goesel.




Le glacis est un texte dérangeant.
Son écriture est sobre, précise et percutante.
On ne sort pas indemne de cette lecture.
On prend la mesure du poids de l'histoire en marche et de la fragilité et de lâcheté des hommes ; de leur capacité à détruire, à hiérarchiser, à exclure, à tuer en s'abritant derrière le prétexte de la légitimité.
" La naïveté " de la jeune institutrice et son idéalisme constituent, de fait, un plaidoyer contre le racisme et le colonialisme.
Ecrit au milieu des années 50 par Monique Rivet, ce texte avait été oublié dans un tiroir et n'a été publié que cette année, près de 60 ans après les faits.
Il a failli rester privé pour l'éternité.

Agrégée de lettres classiques et aujourd'hui retraitée, Monique Rivet partage son temps entre la région parisienne et les Cévennes. Elle est l'auteur, entre autres, de Caprices et Variations (Flammarion), Les Paroles gelées et La Caisse noire (Gallimard). Elle a écrit Le Glacis à la fin des années 50, sans le publier.

RencontreHommage à Jean El Mouhoub Amrouche avec Tassadit Yacine

Samedi 10 novembre à 15h
Librairie Kléber
Entrée libre
Présentation et animation par Salah Oudahar, directeur artistique de Strasbourg-Méditerranée.
Lecture : Yan Gilg de la Cie Mémoires Vives, Salah Oudahar.


Dans son ouvrage "Le retour de Jugurtha" - Passerelles Editions, 2011- Tassadit Yacine analyse l'itinéraire complexe de Jean El Mouhoub Amrouche. Ce poète et homme de lettres demeure inconnu lorsqu'il s'agit de son engagement politique en faveur de l'indépendance de son pays. C'est à partir de la Tunisie que le jeune Kabyle prend conscience de la domination coloniale et de ses effets sur la culture et la transmission des valeurs. De cette contradiction naît une réflexion et une action en faveur de la décolonisation. Pour cela Amrouche puise dans le passé nord africain son modèle de résistance à l'instar de Jugurtha contre Rome.



Jean El Mouhoub Amrouche (1906-1962) n'est connu en France que par ses grands entretiens que lui confia la radiodiffusion française dans les années 50 ; à cette occasion, il fait venir devant le micro les plus grands écrivains Gide, Claudel, Giono, Jouhandeau. Ces entretiens sont actuellement disponibles en livre de poche.
On ignore tout du poète, de l'homme de revue et de l'intellectuel engagé dans le combat algérien (1945-1962). On lui doit, entre autres, à ce titre : Cendres poèmes (1928-1934) ; Etoile secrète ; Chants berbères de Kabylie et l'Eternel Jugurtha.



Tassadit Yacine est directrice d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris et chercheur au Laboratoire d'anthropologie sociale.
A partir des questions liées à la domination, elle a construit une œuvre importante sur les sociétés berbères tant du point de la création culturelle que des rapports de genres : "L'Izli ou l'amour chanté en kabyle", "Aït Menguellet chante", "Chérif Kheddam ou l'amour de l'art", "Esquisses algériennes de Pierre Bourdieu", "Journal (1928-1962) de Jean Amrouche". Tassadit Yacine est également connue pour le rôle qu'elle a joué dans la publication de la revue AWAL depuis sa création.

Film-débatLa langue de Zahra

Film documentaire de Fatima Sissani, 2011, 1h30, 24 Images
Proposé par Vidéo les Beaux Jours

Mardi 13 novembre à 20h
Maison de l'Image
Entrée libre
Animation par Salah Oudahar, Directeur artistique de Strasbourg-Méditerranée

Les Kabyles existent d'abord par la parole. Chaque geste, chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue de vers, de métaphores, de proverbes. Une réalité qu'on se représente mal lorsque l'on plonge dans la société de l'immigration où ces hommes et femmes, souvent analphabètes, sont relégués exclusivement au rang d'ouvriers et de femmes au foyer. Fatima Sissani filme sa mère, une femme arrimée à sa langue de façon indéfectible, ultime bagage que des milliers d'émigrants kabyles ont emporté avec eux pour se construire un ailleurs qui ne soit pas que l'exil.

Née en Algérie, Fatima Sissani est journaliste radiophonique. La Langue de Zahra est son premier film documentaire. "Ce n'est pas un film sur ma mère, c'est un documentaire sur l'émigration à travers l'histoire de ma mère. J'ai trouvé en elle un excellent medium".

Lecture musicaleLieux/ Non-lieux.
Ce monde dont nous rêvons…

Proposé par Mémoire et citoyenneté, Strasbourg-Méditerranée et les Médiathèques de Strasbourg
Mercredi 14 novembre à 20h
Médiathèque Neudorf
Entrée libre
La lecture sera suivie d'un échange avec le public.
Textes : Salah Oudahar
Voix : Martin Adamiec
Musique (luth) : Sid Ahmed


Les textes de Salah Oudahar évoquent le poids de la guerre d'Algérie qu'il a vécu enfant à Iflissen/Tigzirt, en Kabylie maritime, et plus largement les thèmes de la mémoire, des traces, des ruines, de l'exil, du rapport à l'histoire, au temps…
Ces textes s'appuient sur un travail photographique en cours, en vue d'une exposition et d'une publication sur le thème des ruines.
"De son histoire, des chemins qu'il a défrichés, des bifurcations qui l'ont détourné, des haltes qui l'ont accueilli, Salah Oudahar laisse entrevoir quelques bribes, quelques éclats, devrais-je dire. Ce monde dont nous rêvons explose en effet et les éclats volent, comme les coups de poing d'un boxeur. (…)
Il entreprend d'interroger les pierres, celles d'hier et d'aujourd'hui : " La pierre / Telle qu'en elle-même / Insouciante / Gardienne des lieux / Témoin du temps ", car les mémoires des hommes, traquées, manipulées, blessent, amputent. (…)
Dans ses textes, Salah Oudahar sonde l'absence et ses meurtrissures, mesure la distance, révèle les traces, en somme il interroge sa présence au monde. Et se donne comme viatique la dignité, la liberté. C'est pour cela qu'il tonne " Nous voulons en fait le pain et la parole. Et le feu. Nous voulons nous réchauffer au feu de l'hospitalité". "
Yahia Belaskri, écrivain et journaliste.



Salah Oudahar avec sa mère et ses nièces en 1959

Salah Oudahar, né en 1951 à Iflissen, en Kabylie maritime, en Algérie, est diplômé des Sciences Politiques. Il a enseigné à l'Université de Tizi-Ouzou jusqu'en 1992, date à laquelle il a quitté l'Algérie pour s'établir à Strasbourg, où il développe depuis un travail à la lisière de la recherche, de la création artistique, de l'action culturelle sur les thèmes de l'histoire et de la mémoire, notamment de la colonisation et de l'immigration.
Il est l'auteur de nombreux textes (théâtre, poésie…) pour l'essentiel encore inédits.
Salah Oudahar est directeur artistique de l'Association Strasbourg-Méditerranée.

Spectacle-débatLe Contraire de l'amour

Par la Cie Passeurs de Mémoires, mise en scène de Dominique Lurcel
Samedi 24 novembre à 17h
Médiathèque André Malraux – salle de conférence
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Proposé par Strasbourg-Méditerranée et les Médiathèques de Strasbourg
Le spectacle sera suivi d'un débat avec Salah Oudahar, Strasbourg-Méditerranée et Dominique Lurcel, metteur en scène.




Le Journal (1955/1962) de Mouloud Feraoun, romancier ami d'Albert Camus, d'Emmanuel Roblès, est un document sans équivalent : on y lit le quotidien le plus concret de la "Pacification", vue au niveau d'un village kabyle, petites scènes d'une comédie humaine rendues sans pathos, mais avec émotion et ironie. On y lit aussi la peur et la torture, omniprésentes dès le début 1956, les petites lâchetés individuelles mais, en même temps, la brusque et irrésistible émergence de la dignité retrouvée de tout un peuple. Condamnation sans appel d'un siècle de colonisation, prescience d'un avenir sombre pour son pays… Et rencontre avec un homme libre, d'une exigence morale sans faille, en quête d'une introuvable harmonie : un Juste au cœur de l'absurde, à la parole, aujourd'hui encore, irrécupérable. Bien au-delà du seul témoignage, par la chaleur du regard porté sur les êtres, la finesse de l'analyse faite des évènements, le Journal de Mouloud Feraoun parle aussi d'aujourd'hui, de la "servitude volontaire", des aspirations des peuples et des récupérations politiques. Il atteint l'universel et, dans son refus de tout manichéisme, transcende les blessures encore ouvertes et aide à réconcilier les mémoires encore en guerre.

Dominique Lurcel qui poursuit un travail autour de l'Algérie depuis plusieurs années, nous donne à entendre des fragments de ce volumineux journal de 450 pages, dans une mise en scène à deux voix, celle du comédien Samuel Churin et du violoncelliste Marc Lauras.

Rencontre-débatL'interculturel en question

Proposé par l'Astu
Lundi 26 novembre à 19h
Résidence des Arts
Entrée libre




Avec Bertrand Piret, psychiatre, psychanalyste, membre fondateur et président de l'association Parole sans frontière, responsable de la Consultation Transculturelle de Psychiatrie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.
La culture, comme expression de soi nous donne la possibilité de nous situer dans le monde dans lequel nous vivons. Nous nous construisons au travers des rapports sociaux, politiques, économiques et culturels avec les autres. Entre les expressions traditionnelles qui créent des codes et des normes collectives, nous sommes confrontés à la découverte de nouveaux modes d'expression dans nos rencontres avec l'Autre, avec les autres. Du fait de l'évolution de nos rapports sociaux, notamment par le biais de la mondialisation et surtout de la mobilité des populations, cette rencontre est devenue inévitable dans nos sociétés actuelles. Nos traditions, nos modes de vie sont ainsi totalement interrogés par les mutations socioéconomiques et socio culturelles. Ainsi, l'identité culturelle, comme toutes les autres identités n'est que le fruit d'interactions permanentes, construites au miroir de l'autre et avec l'apport de l'autre.
A travers le témoignage et l'intervention de Bertrand Piret, riche de son expérience et de ses recherches en la matière, nous essayerons de comprendre et d'analyser les enjeux, les obstacles ou tout simplement d'analyser le sens du thème interculturel ou du concept de l'interculturalité comme une construction sociétale.

Film-débatLettre à ma sœur

Film documentaire de Habiba Djahnine, 2006, 78mn
Vendredi 30 novembre à 20h
Médiathèque Olympe de Gouges
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Proposé par Strasbourg-Méditerranée et les Médiathèques de Strasbourg
Echange et discussion en fin de projection, en présence de la réalisatrice.




"Nabila Djahnine, ma sœur, a été assassinée le 15 février 1995 à Tizi-Ouzou, une ville importante de la Kabylie. Nabila était présidente de l'association de défense et de promotion du droit des femmes "Thighri N'tmettouth" (Cri de femme) basée dans cette ville. En 1994 Nabila m'avait écrit une lettre, elle me racontait l'escalade de la violence, la répression, les assassinats, les espoirs si maigres et son désarroi face à l'action quasi impossible en ces années de plomb. J'étais alors partie vivre pour quelque temps dans une ville du Sahara Algérien.
Dix ans après l'assassinat de Nabila, je retourne en Algérie pour faire ce film. "Lettre à ma sœur" est ma réponse à sa lettre de 1994, une manière de raconter ce qui s'est passé depuis dix ans. Je veux retourner sur les lieux pour voir ce que sont devenus Tizi-Ouzou et les gens qu'elle connaissait et avec lesquels elle militait. Je veux leur demander pourquoi l'assassinat et le massacre de civils sont devenus les seules réponses au conflit qui oppose les Algériens ? Pourquoi le dialogue est-il devenu impossible ? " Habiba Djahnine

Documentariste et déléguée générale des Rencontres Cinématographiques de Béjaia, Habiba Djahnine a pour également publié divers textes et articles en France et en Algérie, dont Outre-Mort (2003) un recueil de poésie.

Table rondeAlgériennes, la quête d'égalité

Proposé par Strasbourg-Méditerranée et la ville de Schiltigheim
Samedi 1 décembre à 17h
Au Cheval Blanc à Schiltigheim
Entrée libre

A l'occasion du cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie, nous voulons à travers cette table-ronde, mettre en avant l'engagement des femmes pour l'émancipation nationale, durant la guerre et pour l'égalité et la citoyenneté après l'Indépendance. En effet, le mouvement des femmes en Algérie s'est construit pour l'essentiel sur une revendication d'égalité, en particulier dans le domaine de la législation familiale régie par un dispositif discriminatoire. Dans le cours de leurs actions les associations de femmes sont confrontées aux contraintes liées à la nature du régime et au développement de l'islamisme.
Cinquante ans après l'Indépendance, de quels acquis peut se prévaloir le mouvement des femmes et quels en sont les enjeux actuels dans le contexte des soulèvements populaires de certains pays arabes ?

Présentation et animation : Myriam Chopin, historienne et Salah Oudahar, directeur artistique Strasbourg-Méditerranée
Avec :
Feriel Lalami, sociologue, auteur de " Les Algériennes contre le code de la famille. La lutte pour l'égalité ", Presses de Sciences Po, Paris, 2012.
Aïcha Benabdelmoumène, militante pour le droit des femmes
Habiba Djahnine, documentariste, réalisatrice notamment du film "Lettre à ma sœur", créatrice de Béjaïa docs
Annette Beaumanoir, neurophysiologiste, auteur de "Le Feu de la Mémoire. La Résistance, le communisme et l'Algérie, 1940-1965", préfacé par de Mohammed Harbi, Bouchene, 2009

FilmEl Gusto

Documentaire musical de Safinez Bousbia, 2012, 90'– prod. Quidam Production – El Gusto
Samedi 1 décembre à 20h30
Au Cheval Blanc à Schiltigheim
Entrée 4 euros
Proposé par Strasbourg-Méditerranée et la ville de Schiltigheim




La bonne humeur - el gusto - caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au cœur de la Casbah d'Alger par le grand musicien de l'époque, Hadj Mohamed El Anka. Elle rythme l'enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs. L'amitié et leur amour commun pour cette musique qui " fait oublier la misère, la faim, la soif " les rassemblent pendant des années au sein du même orchestre jusqu'à la guerre et ses bouleversements. " El Gusto " raconte avec émotion et… bonne humeur comment la musique a réuni ceux que l'Histoire a séparés il y a 50 ans.

Film-débatAvoir 20 ans dans les Aurès

Film de René Vautier, 1972, 1h40, version numérique restaurée
Proposé par Cinéma Star et Strasbourg-Méditerranée
Mercredi 5 décembre à 20h15
Cinéma Star St Exupéry
Tarif 5 euros sur inscription : contact@strasmed.com




Film récompensé au Festival de Cannes de 1972, il remporte le prix FIPRESCI (Fédération internationale de la presse cinématographique).
L'année 2012 marque la ressortie d'Avoir 20 ans dans les Aurès en copie numérique restaurée, 40 ans après sa première sortie en salles.C'est une fiction construite à partir de huit cents heures d'enregistrements d'appelés français pendant la guerre d'Algérie. Une chronique filmée sur le quotidien de cette guerre, les différents points de vue d'un groupe de tout jeunes soldats dont les capacités d'indignation se confrontent à chaque instant avec la banalité du mal. Ce film de fiction réalisé sur la base de témoignages d'appelés, est l'un des seuls à avoir mis en exergue les contradictions de l'armée française durant la guerre d'Algérie, et notamment la torture qui y sévissait. Il s'intéresse spécifiquement à des appelés bretons, qui allaient peu à peu être confrontés aux horreurs du æ Avoir 20 ans dans les Aurès fut censurée par les autorités de l'époque.

René Vautier est un cinéaste breton dont la vie pourrait se résumer à autant d'années de résistance cinématographique. Rebelle et militant, il s'est toujours efforcé de mettre "l'image et le son à disposition de celles et ceux à qui les pouvoirs établis les refusent".
De la dénonciation du colonialisme aux grèves des mineurs, de la guerre d'Algérie aux années Giscard, de la marée noire aux tortures en Algérie, des luttes sociales aux luttes tout court, René Vautier n'a jamais cessé de dénoncer en images tout ce qui le révolte.

RencontreRencontre-débat avec Pierre Nora autour de son ouvrage "Les Français d'Algérie"

Dans le cadre du Cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie
Mardi 11 décembre à 17h Librairie Kléber
Présentation et animation : Guy Chouraqui, Universitaire Myriam Chopin, Historienne et présidente de Strasbourg-Méditerranée



Revenu d'Algérie, où il avait été professeur àOran de 1958 à1960, Pierre Nora a écrit ce livre qui tenait du pamphlet de citoyen en colère, du récit d'une expérience vécue et de l'analyse historienne. Il pointait pour la première fois et avec éclat les ambiguïtés d'un supernationalisme illusoire et flamboyant, dans une situation qui tenait à la fois d'une indéniable appartenance protectrice à la Métropole et d'une domination coloniale inavouée. Une réaction inattendue lui vint de Jacques Derrida, dont il avait été le condisciple en khâgne et qui était resté un ami. Ce texte est pour la première fois présenté aux lecteurs. Rencontre avec un de nos plus grands intellectuels. Strasbourg-Méditerranée s'associe.

Pierre Nora est né le 17 novembre 1931 à Paris. Licencié ès lettres et en philosophie, agrégé d'histoire, il enseigne àla fin des années cinquante en Algérie avant de devenir pensionnaire de la fondation Thiers en 1961. Il intègre quatre ans plus tard l'Institut d'études politiques de Paris en tant que maître assistant. Soucieux d'effectuer dans un même temps "un travail d'essayiste" et "d'enquêteur du présent", Pierre Nora a l'idée de "publier tels quels les documents d'archives montés par des historiens et rendu accessibles au grand public". Christian Bourgois, chez Julliard, est favorable au projet et lance, avec succès, la toute nouvelle collection "Archives" en 1964. Remarqué par Claude Gallimard, Pierre Nora rejoint la NRF en 1972, et réussit le difficile pari de poursuivre une double carrière dans le milieu universitaire et au sein des Editions. Au début des années 1980, Pierre Nora fonde en compagnie de Marcel Gauchet la revue Le Débat. Peu après, l'éditeur entreprend un autre chantier d'envergure, "Les Lieux de Mémoire". Le travail de Pierre Nora, déjà salué par la remise des prix Diderot-Universalis en 1988, Louise Weiss Bibliothèque nationale en 1991 et du Grand prix national d'histoire (1993). Pierre Nora a été reçu à l'Académie française le 7 juin 2001. En février 2012, le Prix Montaigne lui est décerné pour son ouvrage Historien public et pour l'ensemble de son oeuvre.

Les lieux

CSC Camille Claus
41 rue Virgile - 67200 Strasbourg
www-jskoenigshoffen.asso.fr
contact@jsk-asso.fr
03 88 28 49 71

Salle du Cheval Blanc
25 rue Principale - 67300 Schiltigheim
03 88 83 84 85
www.ville-schiltigheim.fr/culture

Espace culturel Django Reinhardt
4 impasse Kiefer - 67100 Strasbourg
03 88 79 86 64
http://www.facebook.com/pages/Espace-culturel-Django-Reinhardt/

Au Camionneur
14 Rue Georges Wodli - 67000 Strasbourg
03 88 32 12 60
www.au-camionneur.fr/

Résidence des Arts
13a, rue du Hohwald - 67000 Strasbourg
www.astu.fr

Taps Gare
10 Rue du Hohwald - Strasbourg
03 88 34 10 36
www.taps.strasbourg.eu

Théâtre de Hautepierre Place André Maurois
67200 Strasbourg
06 87 57 05 93
www.artenreel.com
http://meli-melogis.artenreel.com/

Maison de l’Image
31 rue Kageneck
67000 Strasbourg
03 88 23 86 50
www.videolesbeauxjours.org/

Médiathèque André Malraux
1 Presqu’île Malraux
67100 Strasbourg
03 88 45 10 10
www.mediatheques-cus.fr/

Médiathèque Olympe de Gouges
3 Rue Kuhn
67000 Strasbourg
03 88 43 64 64
www.mediatheques-cus.fr/

Médiathèque Neudorf
Place du marché
67000 Strasbourg
03 88 41 45 00
www.mediatheque.neudorf@strasbourg.eu

Librairie Kléber
1 Rue des Francs Bourgeois
67000 Strasbourg
03 88 15 78 88
www.librairie-kleber.com/

Cinéma Star
27, rue du Jeu des Enfants
67000 Strasbourg
http://www.cinema-star.com/

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